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Conflit des professionnels du spectacle : Réaction de la fédération du Gard du PCF et de la section de Nîmes

Communiqué.

Le 31 mai 2016

 

Le 30 mai, au siège du Medef à Paris, se déroulait une journée de négociation particulièrement importante pour l’ensemble des professionnels du spectacle.

Les confédérations CFDT, CFTC et CGC n’ont pas validé l'accord de branche du 28 avril. Cet accord fut pourtant signé à l'unanimité, avec leur approbation, par leurs propres fédérations spectacle.

Le Medef a refusé sèchement l'application de cet accord de branche au 1er juillet 2016.

La Section de Nîmes du Pcf  et la Fédération du Gard du Pcf soutiennent énergiquement les salariés intermittents du spectacle et  exige avec eux que la loi soit appliquée. L’accord du 28 avril doit être intégré dans la convention d'assurance chômage.

La partie n'est pas perdue, les négociations ne sont pas terminées.
La mobilisation peut être immense, à la hauteur de l'espoir suscité par cet accord équitable et solidaire, issu d'un engagement collectif de l’ensemble des syndicats de salariés et des syndicats d’employeurs du secteur. Cet accord a été salué par le gouvernement.
Nous réclamons du gouvernement une réponse à hauteur de l'affront qu’infligent aujourd'hui le Medef, la CFDT, la CFTC et la CGC aux professionnels du spectacle vivant.

Le gouvernement peut agréer l'accord par décret, pour son application au 1er juillet et sans intervention financière nouvelle.

Dans un communiqué publié hier, Manuel Valls « prend acte de l’accueil » mitigé des partenaires sociaux interprofessionnels, mais promet de mettre en œuvre l’accord conclu par les syndicats et employeurs des intermittents du spectacle sur leur régime d’assurance  chômage : « le gouvernement engagera dans les prochains jours la préparation de la mise en œuvre de l’accord à compter du mois de juillet 2016 avec l’Unedic, Pôle emploi et les professionnels du spectacle ».

Un cataplasme qui pourrait coûter cher à la profession.

Comment Manuel Valls peut-il prendre à contrepieds les partenaires sociaux interprofessionnels ? En proposant de « prendre en charge au titre du fonds de professionnalisation et de solidarité, qui sera abondé à cet effet, certaines des mesures de l’accord ».

Si aucun chiffre n’a évidemment été donné en un délai aussi court, il convient de noter que cette solution avait été d’emblée écartée par la CGT-Spectacle et par les Cip, plusieurs mois auparavant. Pourquoi ? Parce qu’un accord garantit le long terme, tandis qu’une aide de l’État est nécessairement ponctuelle, donc susceptible de ne pas être renouvelée. Si les professionnels du spectacle s’en tireraient à bon compte cette année, ils risquent à terme de voir s’effondrer ce pour quoi ils se sont battus depuis des mois, voire plus. Cette mesure est  analysée par la Cgt-Spectacle et les CIP comme « une manœuvre dilatoire pour torpiller l’accord ».

 

La Section de Nîmes du Pcf                              La Fédération du Gard du Pcf

 

 

 

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